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L’impact des séries turques sur la condition féminine : Documentaire Kismet

 


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Posted 2 avril 2014 by

Fatmagul (ما هو ذنب فاطمة غول)  Noor (نور ) hareem al Sultan حريم السلطان …  ces séries brisent les tabous en évoquant ouvertement les droits des femmes et contribuent à battre en brèche le schéma traditionnel des relations hommes-femmes dans cette partie du monde. Un documentaire intitulé « Kismet » s’intéresse au phénomène de ces séries turques, qui influencent la vie des femmes et met à jour l’impacte qu’ont ces séries Turques sur le quotidien des femmes du monde arabe et des Balkans.

« Pour les fans les plus engagées, ces feuilletons sont une source d’inspiration pour faire avancer la condition féminine, à l’image de Samira, une activiste du Caire, qui a mis fin aux tests de virginité en Égypte après avoir gagné son procès contre les militaires pour abus sexuel. Le documentaire dresse d’une part le portrait intime de téléspectatrices – à Abu Dhabi, au Caire, à Istanbul, à Athènes et à Sofia –,  incitées par les séries à prendre leur vie en mains et à oser se battre pour se faire respecter. D’autre part, il dévoile au fil des interviews des acteurs devenus des superstars dans leur pays, les coulisses d’une industrie florissante qui a su capter les aspirations d’un monde en pleine mutation. »

Ce documentaire, diffusé en mars sur la chaine de Télévision française Arte, coproduit par Arte et Al Jazeera en partenariat entre autre avec le programme médias de l’Union Européenne a été réalisé par Nina-Maria Paschalidou et présenté au IDFA (Best Mid-length Documentary).

Kismet qu’on pourrait traduire par ‘Mektoub’ décrypte le succès phénoménal des séries Turques au Moyens Orient, en Afrique du nord et dans les Balkans.

Le documentaire interview des femmes en Turquie, en Grèce, au Caire, ou à Abu Dhabi, et met en lumière les effets positifs que les séries turques ont sur ces femmes.

Les séries turques se sont introduites dans les foyers et ne sont plus seulement un simple divertissement.

Ces séries qui, au début ne ressemblaient qu’à des adaptations de Télé-Novelas, ou de soap opéra à la manière des feux de l’amour, ont évolué ces dernières années, jusqu’à devenir une source d’inspiration et d’espoir pour beaucoup de femmes. L’espoir qu’il est possible de sortir, du carcan des traditions.

La séries ‘Fatmagul’(fatma ما هو ذنب فاطمة غول), une jeune femme violée, obligée d’épouser un de ses violeurs qui a trouvé le courage, dans une société traditionaliste de faire entendre sa voix et de porter plainte contre ses agresseurs.

La série Fatma avait marqué les esprits dès le premier épisode, en montrant la scène de viol. Le personnage de fatma, brillamment interprété par l’actrice Beren Saat, célèbre dans chez les fans de séries turques, pour son rôle dans Ask-i-memnu ( العشق الممنوع ), a fait pleurer dans les chaumières.

A l’époque de sa diffusion, même les femmes qui n’étaient pas particulièrement fans de séries turques en avaient entendu parlé. « tu as vus la série Fatma ? … c’est une fille qui se fait violer … en plus par 4 hommes … la scène est horrible …. Et ils ont montré ça … sur MBC … j’en ai pleuré …. Regardes là  … »

La série a exploré avec une certaine justesse le développement psychologique de la victime, obligée d’épouser un de ses violeurs, d’abord effondrée, elle se reconstruit petit à petit et reprend sa vie en main. (Une grande place est accordée à l’importance du recours au psychologue, ce qui est loin d’être systématique dans les sociétés traditionalistes).

scène ou Fatma arrive au tribunal est mémorable, d’autant plus que les femmes présentes, manifestant en soutient au personnage, n’étaient pas des actrices mais des femmes violées ou faisant partie d’associations de défense des droits des femmes qui avaient répondu à l’appel lancé sur les réseaux sociaux.

 Une autres série qui participe à changer les mentalités et dont parle le documentaire Kismet, est AL hayat (life goes on) une fille de 16 ans obligée d’épouser un homme de 70 ans. ( Ce qui parle aux femmes qui vivent dans des pays ou le recours à ce genre de pratiques est fréquent. Plusieurs cas ont par exemple été médiatisés au Yémen, ou les filles sont « vendues » à des hommes beaucoup plus âgés).

Bien sûre, on ne peut parler des séries turques sans rappeler la number one, celle qui totalise depuis 4 saisons le nombre maximum de téléspectateurs : série Hareem Al Sultan (The magnificent century / le Siècle magnifique) où Huyem (Roxelane), une esclave chrétienne, évoluant dans le harem de Suleiman le magnifique, et qui parvient peu à peu à devenir la femme la plus puissante de l’empire Ottoman.


Ces séries brisent les tabous, parlent ouvertement de viols, divorces, avortements, droits des femmes. Elles montrent des femmes, faibles au début qui ne se font pas entendre, parfois battues par leur maris frères ou pères et vivant sous le poids des traditions et de l’extrémisme religieux qui arrivent à prendre leurs vies en main et à se libérer des prisons dans lesquelles elles vivent.

Version anglaise diffusée par Al jazeera


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